Plantation ludique et pédagogique à la pépinière Les Jardins d'Ollivier

Plantation ludique et pédagogique à la pépinière Les jardins d’Ollivier

Le mercredi 23 mai 2012, les enfants de l’accueil de Loisirs de Champlan ont participé à la plantation d’un jardin aromatique, composé d’essences rares, anciennes ou aux vertus gastronomiques.

Les enfants du centre accompagnés de M. le Maire, Damien, Ana et Hélène étaient présents et ont pris part à cette plantation ludique et pédagogique, bénéficiant des conseils de Mme Ollivier, horticultrice à Saint-Vrain.

Le journal LE REPUBLICAIN avait couvert cet après-midi, tout comme la chaîne TELESSONNE.


La Revue des 4 Saisons du Jardin Bio - mars 2017

Article sur la revue professionnel Le Lien Horticole

L’engagement écologique sur tous les fronts

Les Jardins de Laurent Ollivier, à Saint-Vrain (91), exercent de nombreuses activités : entreprise du paysage, production horticole, vente d’outils destinés aux professionnels ou amateurs avertis, et même de la formation. Chacune est animée par un même souci : celui de respect de l’environnement.

Laurent Ollivier n’a pas attendu que l’écologie retrouve sa place au jardin pour se lancer.

Il fait partie des pionniers en la matière et en a fait le cœur d’une entreprise surfant sur plusieurs activités. Dès 1994, il a créé, à Saint-Vrain, en région parisienne, son entreprise du paysage avec la volonté d’infléchir un certain nombre d’habitudes de l’époque, à savoir le recours quasi systématique aux traitements phytosanitaires ou la réduction à sa plus simple expression de la palette végétale utilisée.

Dans les années 1980, un BEPA « 4 branches » et un bac pro de travaux « autant de préventif, surtout pour avoir toujours autant de parasites ! » Il appliquera le « zéro phyto » en 1997. « Les gens me disaient : « Tu vas te casser la figure. Tu auras de l’herbe partout et tu ne pourras pas t’en sortir », se souvient-il. Mais il est allé voir les maraîchers et arboriculteurs bio de la région, précurseurs eux aussi, qui l’ont rassuré et lui ont dit qu’il pouvait adapter leurs techniques dans le domaine de l’ornement…

Rapidement, le paysagiste constate qu’il est difficile de trouver une gamme végétale assez large pour créer des haies composées plus intéressantes pour la biodiversité. Rejoint par son épouse Dalila, qui était auparavant productrice de fleurs séchées, il lance donc une activité de production – Les végétaux d’ornement – plantes de haies très fructifères, pour favoriser par exemple le rôle de « garde-manger » pour les animaux du jardin, sont accompagnés de plants de légumes qui se vendent bien sur les premiers marchés bio. « Ce sont les organisateurs de ces manifestations pionnières qui sont venus nous chercher », indique-t-il. « Nous étions peu nombreux à pouvoir y participer ». Aujourd’hui, l’entreprise expose sur de nombreux marchés un peu partout en France. Le plus important se situe à Colmar (68). À la même époque, Laurent Ollivier rencontre Olivier Grelin, héritier de l’inventeur de la fameuse Grelinette, qui facilite le travail du sol tout en évitant les défauts de la bêche. Il en perçoit vite les avantages et va commencer à la commercialiser. « Cet outil nous a aussi permis de générer des échanges avec nos clients, ainsi qu’avec d’autres entreprises qui se sont mises à nous en acheter », précise-t-il. En travaillant aussi sur les désherbeurs thermiques, et en sélectionnant finalement un appareil « fiable et assez puissant », Dalila et Laurent Ollivier ont constitué une gamme et sont partis sur le marché professionnel, participant ponctuellement à des salons comme Salonvert, Greenexpo en 2012, ou la journée technique annuelle de l’ARF Centre (Association régionale de fleurissement), voire aux journées de Beauvais (60), Versailles (78), Meudon (92) ou Marcoussis (91). paysagers, complétés par une formation sur les terrains sportifs et les grands parcs à Técomah, l’école d’horticulture et du paysage de Jouy-en-Josas (78), l’avaient pourtant amené sur les terres de ces pratiques paysagères classiques : gros chantiers à prix tirés et systématisation de pratiques d’entretien peu respectueuses de l’environnement. Prenant donc cet acquis à contrepied, Laurent Ollivier propose d’emblée à ses clients des services différents : « Je voulais revenir aux fondamentaux et créer une rupture. Le jardin est synonyme de bien-être, de détente et de repos. Il est incohérent d’y mettre autant de produits chimiques ».

Une gamme d’outils originaux et ergonomiques

Les Jardins d’Ollivier commercialisent des outils indispensables au jardin.

La Grelinette est plus rapide que la bêche pour travailler le sol, l’aérer, incorporer la matière organique sans retourner la terre afin de mieux respecter les couches du sol, préparer la terre, entretenir des massifs, décompacter les pieds des arbres… Elle existe en quatre tailles, comportant de deux à cinq dents.

La Jibinette longue se décline en deux tailles. Elle doit être tenue bien droite et s’utilise pour désherber et décompacter le sol, voire pour désherber les joints de pavage. Le modèle doté d’un manche court est conçu pour travailler en posture basse. Quant au modèle réduit, la Jifinette, il permet d’effectuer l’ensemble des petits travaux.

Le Jibinon est un outil d’arrachage très puissant, doté de dents de 25, 35 ou 50 cm. Il forme une pioche qui permet de travailler verticalement. Il s’utilise pour décompacter les trous de plantation, arracher les plantes indésirables dotées d’un important pivot… Cette gamme  comprend un désherbeur thermique. Des purins  de végétaux, fertilisants, paillages, composts, terreaux, labellisés Ecocert, Ecofert, Nature et Progrès, ou AB, complètent l’offre.

Toutes ces expériences permettent aujourd’hui à l’entreprise de proposer des produits et des  services cohérents organisés autour d’un objectif commun : « l’engagement écologique sur tous les fronts », souligne Laurent Ollivier. Deux salariés travaillent en espaces verts, avec une clientèle composée clusivement de particuliers, tout en évitant les contrats d’entretien, compliqués à intégrer dans le calendrier des salons du printemps, en particulier. L’activité est surtout concentrée sur la création, d’octobre à mars. La production s’étend sur 3 000 m2 densément cultivés sous la houlette de Dalila, aidée d’un apprenti. Quant aux outils, ils sont commercialisés sur les salons, sur place, ou par correspondance, via le site internet www.au-jardin-bio.com.

Depuis quelques années, l’entreprise a développé des formations en partenariat avec la CNATP (Chambre nationale de l’artisanat, des travaux publics et paysagistes). Elle transmet également son savoir-faire à d’autres professionnels du paysage. Et plusieurs villes demandent des formations en interne, notamment en matière de désherbage…

Désormais, Laurent Ollivier voit la profession l’imiter chaque jour de façon plus marquée ; ce qu’il ne ressent pas comme une menace pour son activité mais plutôt une forme de reconnaissance du fait qu’il a perçu plus tôt que la plupart de ses confrères le besoin qu’éprouve la société de changer de modèle de développement.

Avec le recul, il estime que son adaptation n’a pas été trop difficile : « Il m’a fallu deux ans pour mener mes expériences. Ensuite, c’est devenu plus facile. Avoir de bonnes connaissances et un sens de ’observation  en éveil facilite le travail. Parfois un coup de sécateur permet de stopper une maladie ou une invasion de ravageurs. Trouver une parade aux ravageurs du sol, en particulier les taupins, est un peu plus compliqué. Mais, comme pour l’otiorhynque, il existe une méthode de lutte avec des nématodes. » Sinon, il faut parfois faire preuve d’imagination pour contrer un ravageur particulièrement difficile à gérer. Au printemps dernier, en production, l’entreprise a dû faire face à une importante attaque de campagnols qui détruisaient les semis de tomates en caissette. « Nous avons enfermé un chat dans la serre, distancé les  aissettes et posé un grillage sur les semis. Ce n’est pas toujours aisé, mais le recours trop systématique à  la solution la plus simple, c’est-à-dire le pulvérisateur, est précisément l’élément qui nous avait conduits dans l’impasse», ajout’il…

Pascal Fayolles

Lien Horticole revue Professionnel


Présentation de 12 fleurs sur les 4 Saisons du Jardin Bio

Les jardins d’Ollivier

Les douze fleurs que nous avons présentées dans ce hors-série ont été sélectionnées, en privilégiant celles qui attirent les pollinisateurs au fil des mois, par Geneviève Nicolas, jardinière au centre Terre vivante, et Laurent Ollivier, des Jardins d’Ollivier. Cette petite pépinière familiale, située en région parisienne (Essonne), produit des variétés anciennes de plantes comestibles, des arbres fruitiers, des plantes aromatiques et médicinales, et des vivaces mellifères selon des méthodes de culture bio : pas de produits chimiques, respect du calendrier lunaire, grelinage du sol, utilisation de terreaux et fertilisants bio, paillage pour limiter l’arrosage… Seuls sont cultivés des vivaces et arbustes à fleurs rustiques et capables de reprendre dans le plus de terrains possibles. L’assurance que les plantes, une fois transplantées, auront une vraie chance de reprendre.
Jardins d’Ollivier, 8 route nationale, 91700 Saint-Vrain.
Tél. 01 60 82 30 66 ; www.au-jardin-bio.com

Présentation des 12 fleurs

Février: l’Hellébore

Mars:  la Primevere

Avril:  l’Asphodéle lutéa

Mai:  le Lila Passe-Partout syringa microphilla

Juin:  La gaura

Juillet:  l’échinacéa

Aout:  l’érigeron karvinskianus

Septembre:  l’anémone Honorine Jobert

Octobre: le sedum spectabilis

Novembre: Le lys crapaud le Tricirtis 

Décembre: le laurier- tin Viburnum tinus

Janvier: le chévrefeuille odorant Lonicera Fragrantissima

 


Article sur la revue des 4 Saisons du Jardin Bio

Le jardin nourricier

C’est une pépinière atypique que celle de Laurent et Dalila Ollivier. Nous sommes en Île-de-France, à quelques centaines de mètres du RER, le foncier est hors de prix, et la pépinière doit tenir dans un grand jardin de 3 000 m2. Dans le moindre recoin, des arbustes qui servent de pieds-mères : ici un chèvrefeuille odorant, là une viorne comestible… « Nous y récoltons les graines ou les boutures, ou laissons les plantes se ressemer spontanément car nous n’avons ni le temps ni la place de faire des semis, » explique Laurent.

Le jardin, un univers vivant

Dans les deux tunnels, c’est la presse. Les nandinas domestica à floraison tardive côtoient les boutures d’hélichryse ou les lauriers du Portugal dont les oiseaux mangent les grosses baies noires. Le lien entre toutes ces plantes ? Le jardin nourricier. Aux jardins d’Ollivier, vous trouverez aussi bien des arbustes ou des vivaces dont les floraisons nourrissent les insectes toute l’année, que des petits arbres fruitiers dont raffolent les oiseaux ou des plants maraîchers et des plantes aromatiques qui nourrissent les hommes.

Le manque de foncier a incité le couple à garder plusieurs activités : pépiniéristes, paysagistes, plus de la vente de produits de jardinage bio, comme la grelinette ou des purins d’ortie. Si tous deux venaient des filières horticoles classiques, quelques années à faire des golfs avaient dégoûté Laurent du métier et le couple a créé sa propre entreprise en 1994, pour s’orienter vers du naturel.

C’est d’ailleurs beaucoup sur les foires bio que le couple s’est forgé une clientèle fidèle. « En 1994, lorsqu’on a commencé, les gens avaient peu d’intérêt pour de l’ornemental bio. On essayait de leur fournir du conseil en même temps : telle floraison attirera les insectes à telle période. On cherche à faire prendre conscience que le jardin n’est pas constitué seulement d’éléments visuels, mais que c’est un univers vivant. » Il faut dire que le bagout de Dalila et les connaissances techniques de Laurent forment un tout auquel il est difficile de résister !

Marie Arnould, rédactrice en chef des 4 Saisons du jardin bio

Les Jardins d’Ollivier, Saint-Vrain (91) : vivaces rustiques, fruitiers et ornementaux, plants maraîchers, plantes aromatiques, certifiés bio. Tél. 01 60 82 30 66, www.lesjardinsdollivier.com 


CNATP

 CNATP Chambre Nationale des Artisans des Travaux publics et du Paysage. 

Témoignage

Travailler autrement !

Il y a quelques mois dans le numéro spécial de CNATP infos, n°25, nous vous proposions un article présentant « Les alternatives au désherbage chimique ». Ce sujet nous était inspiré par le constat que de nombreux professionnels appliquent ces techniques auxquelles sont sensibles de plus en plus de clients. Au sein de notre réseau, des artisans s’efforcent de s’adapter à ce qui n’est pas un simple air du temps. Nous en avons rencontré un et souhaitons vous le présenter.

Coïncidence ? Allant au bout de ses idées, nous avons appris que lui aussi serait présent à Salonvert Sud-Est…

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Le républicain portes ouvertes 13 mai 2010

Les Jardins d’Ollivier

A la rencontre des jardiniers  

La pépinière a accueilli les visiteurs tout au long du week-end

Le week-end des 8 et 9 mai, Les Jardins d’Ollivier ont ouvert leurs portes. A cette occasion, ce paysagiste et pépiniériste biologique a exposé et mis en vente une trentaine de variétés de tomates, une quarantaine d’aromatiques, des dizaines de baies et quelques-uns des soixante-dix types de plantes vivaces cultivées.

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grelinette : utilisation

Le républicain en 2010

Laurent Ollivier, paysagiste et pépiniériste, crée des jardins entièrement biologiques 

Laurent Ollivier produit uniquement des plantes biologiques

Le jardin version 100 % biologique

Lorsqu’il s’est mis au bio au début des années 90, ses collègues l’ont pris pour un fou et ont prédit la faillite de son entreprise. Vingt ans plus tard, Laurent Ollivier est toujours là et son business est florissant. Paysagiste, pépiniériste de formation, ce Saint-Vrainois s’est lancé dans la culture biologique « par ras-le-bol des produits chimiques. J’utilisais tous les jours des pesticides, des insecticides et des engrais. On promet aux clients de faire des jardins agréables à vivre et qui sont en réalité pleins de produits chimiques. Je n’en pouvais plus ».

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